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Thibaut Hofer

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TRADUCTION
Translation

En studio – Radoxist (extrait)

Tout est ici question de trouver un espace à soi. Une fois leur studio sur pied et en activité, Žilinský était libre de caractériser la marque Radoxist et son offre sur le marché. De son point de vue d'indépendant, il explique qu'il a toujours eu deux facettes : « Avec l'une, j'apprécie les trucs techniques en 3D, recréer des matériaux, etc. L'autre est une facette artistique, celle qui privilégie les expressions de l'émotion et ne se soucie pas tant que ça de l'aspect technique. » Cela se constate depuis sa découverte de Photoshop, qu'il décrit comme « le logiciel qui correspond le mieux à ma facette artistique. J'ai adoré jouer avec les photos, les couleurs, les textures et les matte paintings dans Photoshop. C'est comme le concept du yin et du yang : deux faces d'une même pièce qui se soutiennent l'une l'autre. » Il raconte que sa « facette artistique empêche de trop glisser dans le monde de la 3D. C'est l'une des raisons pour lesquelles je ne fais pas d'animation : il y a trop de technique. D'un autre côté, mon aspect technique m'a empêché d'être un illustrateur Photoshop pur, ou un concept artist ou directeur artistique. » L'activité de Radoxist est claire, à présent. Elle « combine 3D, photographie et retouche adaptées aux besoins du visuel à produire », avec ce que Žilinský appelle « un style publicitaire de notre travail – un mélange entre naturel, stylisé et artistique. »

La réputation talentueuse de Radoxist dépasse la Slovaquie, et l'an passé il a gagné le Best Commercial Architectural Visualization de Cgarchitect. Žilinský s'est rendu en Espagne pour recevoir le trophée, et raconte : « C'était génial de recevoir ce genre de prix face à un public nombreux. » Mais il souligne : « C'est bon de réaliser que ce n'est qu'un sentiment momentané. Le plus important est d'apprécier le travail et de rester fidèle à ce qu'on fait. Le processus n'est qu'une indication très pertinente de la bonne direction. » Même si ses exigences créatives sont élevées, les ambitions de Žilinský pour l'entreprise sont plutôt humbles. Il dit qu'il est important que les choses évoluent naturellement : « J'ai vu trop d'occasions où l'ambition épuisait les propriétaires d'autres studios qui m'ont embauché. C'est parce que leurs ambitions s'appuyaient davantage sur leur ego que sur la réalité. Quoi qu'il en soit, j'aimerais beaucoup travailler avec plus de personnes sur place et sous ma supervision, et développer une bonne relation de travail avec eux. » Avec l'œil aiguisé de Radoxist pour le détail, le pari est tenable.

Inside the studio – Radoxist (excerpt)

And it really all is about finding a space for yourself. Once their physical studio was up and running, Žilinský was free to hone what the Radoxist brand was and what it offered to the marketplace. As a freelancer, he says there were always two sides to himself: “One was that I liked the technical stuff in 3D, re-creating materials and so on. The other one was an artistic side; the side that likes to be expressed emotionally and doesn’t want to bother with the technical side too much.” This was apparent as far back as his discovery of Photoshop, which he describes as: “The piece of software that most corresponds with my artistic side. I really loved to play with photographs, colours, textures and matte paintings inside Photoshop. It is like the yin and yang concept; two sides of the same coin that support each other.” He says his “artistic side prevents me from slipping into the world of 3D too much. It is one of the reasons I’m not doing animations – there’s too much technical stuff involved. On the other side, the technical aspect of myself prevented me from being a pure Photoshop illustrator, concept artist or art director.” Now what Radoxist does is clear. It “combines 3D graphic photography and retouching based on the needs of the visual we are producing.” It has what Žilinský calls “an advertising style of our work – a mix between natural, stylised and artistic.”

Word of Radoxist’s skill is spreading beyond Slovakia, as last year it won Best Commercial Architectural Visualization from Cgarchitect. Žilinský went to Spain to receive the statue, and says: “It felt really great to receive this kind of prize in front of a big live audience.” But, he stresses: “It’s good to realise it is just a momentary feeling. The most important thing is to enjoy the work and to stay true to what you are doing. The process is just a very good indication that you are going the right way.” Although his creative demands are high, Žilinský’s ambitions for the company are pretty humble. He says it’s important that things evolve naturally: “I have seen too many times that ambition exhausted the owners of some other studios I worked for. It was because their ambitions were mainly based on ego rather than reality. Anyway, I would love to work with more people on site and under my guidance, and to develop a good working relationship with them.” With Radoxist’s steady eye for detail, this seems a good bet.

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